C’était un espace partiellement en friche, idéalement situé le long du chenal. À deux pas du Vieux-Port de La Rochelle (Charente-Maritime), un parc est en cours de création sur une surface de 1,4 ha. Lors d’une visite de chantier organisée ce mardi 20 janvier, le maire Thibaut Guiraud a souligné qu’il était « conçu comme un réservoir de biodiversité ». Il va être doté d’une mare saumâtre, d’une microforêt urbaine, d’un jardin des papillons et des pollinisateurs ou encore d’une prairie spontanée.
« Il y aura aussi un îlot de fraîcheur. Nous savons à quel point c’est important avec l’augmentation des canicules », a précisé l’élu. La restauration « d’habitats favorables aux oiseaux, insectes, amphibiens et petits mammifères » est également au programme de ces travaux qui doivent s’achever en 2029. Le parc, qui porte le nom de Jean Duvignaud (1921-2007), un écrivain, sociologue, essayiste et philosophe rochelais, sera cependant en partie accessible dès décembre 2026.
Démarche mémorielle
Présenté comme « un nouveau poumon vert », il sera le dixième parc de la ville. Sa proximité directe avec le littoral devrait satisfaire les Rochelais, privés notamment d’une partie du chemin côtier de Chef-de-Baie en raison de l’érosion. Son coût est estimé à 500 000 euros, le Rotary club international a fait un don de 58 000 euros. En parallèle, la Fondation du patrimoine a lancé une campagne de dons pour cet aménagement « permettant de renouer avec l’écosystème du marais perdu. » Aire de jeux, terrains de tennis, de pétanque et grande pelouse viendront compléter l’ensemble.
Enfin une « démarche mémorielle » est souhaitée par la municipalité, avec des plantations portant le nom de personnalités rochelaises en lien avec le monde maritime. Le 20 janvier, un arbre a été symboliquement planté au nom de Bernard Moitessier, dont le mythique voilier « Joshua » est amarré dans le port.
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